ARTISTES
Rhéa LABRIE
Danseuse, chorégraphe, directrice artistique en danse traditionnelle
Rhéa Labrie est née le 13 août 1964 à Saint-Paul, en Alberta
Rhéa est la fille cadette de Clarence Labrie et Simonne Faucher. Elle a 4 frères et deux sœurs : Claude, Léo, Réal, Éric, Colette et Lucette.
« Mon grand-père, Roméo Labrie, était violoneux, mon père aimait giguer et à cette époque, tous les samedis, il y avait des soirées de danse. Comme j’étais la plus jeune, j’accompagnais mes parents.
Je me rappelle avoir improvisé ma première danse, avec ma cousine Monique Faucher quand j’avais 11 ans. »
Elle fait ses études à l’École élémentaire de St-Paul, puis à l’École Racette et à l’École régionale.
Elle et sa cousine présentent leur numéro à Lise Holeton qui dirige la troupe Les Blés d’Or. Celle-ci les prend sous son aile et n’hésite pas à les recommander pour un spectacle au Musée Royal de l’Alberta à Edmonton. Elles font fureur en présentant un numéro sur les poupées Randy et Andy.
Pendant ses études secondaires elle donne des cours de danse à Mallaig, à l’école Les danseurs des 4 cantons. Elle est ensuite recrutée par Les Blés d’or où elle enseigne et fait partie de la troupe adulte.
Lise Holeton entend parler en 1985 d’un stage de danse de 3 semaines offert à 5 Canadiens dans la banlieue de Paris. Mme Holeton fait les démarches nécessaires et Rhéa s’envole pour la France. Elle convainc sa sœur Lucette de la rejoindre et après le stage elle poursuivent leur découverte de l’Europe.
Toujours avec le soutien de Lise Holeton, elle suit des ateliers en développement dans les arts au Banff Center for the Arts pendant deux ans
« Chaque fois que Lise voyait une opportunité, elle pensait à moi. Avec mes parents, c’est la personne qui m’a le plus appuyé dans ma carrière. »
En 1986, elle devient chorégraphe pour la troupe de danse Les Tourbillons, un groupe de danseurs aînés dont font partie ses parents. Chaque année, pendant 15 ans, elle viendra leur apprendre de nouvelles chorégraphies.
En mai 1986, les Blés d’or sont en spectacle à l’Exposition internationale de Vancouver. Le dernier soir de leur séjour, elle assiste au spectacle de la troupe Les Sortilèges. C’est le coup de foudre!
« C’est ce soir-là que j’ai décidé, voilà ce que je veux faire dans la vie! »
Elle se présente en septembre à Montréal pour les auditions. Elle est acceptée et dansera pendant 5 ans pour la troupe dont elle devient la première danseuse dans les ballets folkloriques. Elle participe à des tournées mondiales. Le jour du renouvellement de son contrat, elle demande à réfléchir, à l’étonnement de tous.
« J’étais comblée! J’avais 28 ans, mais je sentais que je devais acquérir d’autres qualités. On ne reste pas première danseuse longtemps. Je voulais apprendre à devenir chorégraphe. »
Elle reçoit un appel de Camille Bell qui lui demande de diriger Les danseurs de la rivière La Vieille de Gravelbourg. Elle décide de sauter sur l’occasion.
« Je déménage à Gravelbourg. C’est tout un choc culturel. » raconte-t-elle. La troupe répète un soir par semaine et elle doit se familiariser avec l’administration de la troupe.
« Cela a été très formateur. Heureusement j’ai rencontré à Gravelbourg ma meilleure amie encore à ce jour, Maryse Grégoire. »
Quelques semaines plus tard, Maryse déménage à Saskatoon. C’est donc à Saskatoon que Rhéa passe ses fins de semaine.
Elle travaille ensuite à La Troupe du jour dans la pièce Une vie de chat où elle est comédienne et marionnettiste. Puis à la troupe La Ribambelle où elle apprend le métier d’artiste en résidence. Elle organise des ateliers de 45 minutes sur le folklore dans les écoles.
« Je décide de retourner pour l’été à Saint-Paul. J’ai 30 ans, je commence à vouloir me poser. »
C’est cette année-là qu’elle rencontre le violoneux Calvin Vollrath qui vit à Edmonton. Il est séparé de sa femme et partage la garde de ses deux filles. C’est un violoneux qui a son propre studio, a produit 75 disques compacts et offre un camp d’été tous les ans.
L’Association canadienne-française de l’Alberta, régionale de Saint-Paul, lui propose le poste de coordonnatrice de la Fête Franco-Albertaine, un festival qui réunit pour une fin de semaine de camping les francophones de la province. Le succès de l’activité lui ouvre les voies de la Chambre de Commerce qu’elle dirige pendant six ans.
Elle se marie avec Calvin en 1998. Elle reprend les cours de danse qu’elle offre pour Les Blés d’or jusqu’en 2019, année de dissolution de la troupe.
« J’ai enseigné au dernier danseur, Olivier Lampron. Il avait vu alors qu’il était en maternelle qu’on remettait des plaques à nos finissants. Il voulait en obtenir une, un bel exemple de persévérance!
J’ai pris ma retraite de la danse en 2020 à l’âge de 55 ans. On me demande si je suis la gérante de Calvin. Il n’en est pas question! Aujourd’hui je relaxe, je joue au golf et je profite de la vie. J’ai appris à filmer et j’aide Calvin pour sa chaîne YouTube. La vie est belle. »
